Description de la maladie

              

                                          Maladie de Sanfilippo (MPS de type III)

La maladie de Sanfilippo ou mucopolysaccharidose de type III (MPS III) constitue un groupe de quatre maladies cliniquement proches mais biochimiquement distinctes. Elles sont classées selon le déficit enzymatique en MPS IIIA, MPS IIIB, MPS IIIC, MPS IIID. Il s’agit d’une affection grave, d’évolution chronique et progressive.

Les enzymes déficitaires sont:

  • l’héparane-N-sulfatase pour la MPS IIIA,
  • l’alpha-N- acétylglucosaminidase pour la MPS IIIB,
  • l’acétyl-CoA pour la MPS IIIC,
  • la N-acétylglucosamine-6-sulafatase pour la MPS IIID.

Ces quatre enzymes sont indispensables pour la dégradation de l’héparane sulfate. Le déficit enzymatique entraîne une accumulation d’héparane sulfate dans les lysosomes de l’organisme, notamment du cerveau et son excrétion anormale dans les urines où il peut être détecté.

Les héparane sulfates jouent un rôle de régulateur dans la migration cellulaire, la guidance anoxale, la synaptogénése et la plasticité structurale des cellules neuronales expliquant que leur présence excessive puisse induire des dysfonctionnements importants au niveau cérébral.

                                                          Présentation clinique

Les premiers symptômes de cette maladie apparaissent habituellement entre 2 et 6 ans.

Ludivine.C à 8ans (mpsIIIA)

Ludivine.C à 8ans (mpsIIIA)

Il s’agit principalement de troubles du comportement associés à des troubles du sommeil parfois important ( retard du langage, contrôle sphinctérien rarement acquis).

Dans les formes précoces, des accès de terreur peuvent survenir dés les premiers mois de vie: le nourrisson hurle; l’enfant plus grand peut se mettre à pleurer en boucle comme s’il avait mal. Un discret flessum des coudes est fréquent; la raideur des articulations (épaules, hanches, genoux) est plus tardive ainsi que l’atteinte de la fonction cardiaque. Les épisodes de diarrhée motrice s’estompent avec l’âge. La survenue d’une puberté précoce est possible.

L évolution est marquée par une progression nette de l’atteinte neurologique à partir de la fin de la première décennie: régression puis perte des acquisitions psychomotrices (perte de la marche, de la station assise, de l’intérêt pour l’environnement et de la mastication- déglutition). Une épilepsie survient au cours de l’évolution. Les enfants atteints de cette maladie décèdent habituellement vers l’age de 15 ans.

Un tableau de dégradation psychomotrice très sévère, associé à une tétraplégie spastique avec ses complications orthopédiques, des troubles de l’alimentation et du transit, des complications respiratoires qui nécessitent un traitement aussi précoce et adapté que possible. Le type A de la maladie est la forme la plus sévère avec un début et un décès plus précoce.

                                                                 Traitement

Il n’y a pas actuellement de traitement spécifique disponible pour les maladies de Sanfilippo. Des études de thérapie génique sur des animaux se sont développé avec succès. Ces études viennent donc de rentrer en phase d’essais clinique chez l’enfant, en particulier dans la maladie de Sanfilippo de type A.

Actuellement, seuls les troublent du comportement peuvent être atténué à l’aide de neuroleptiques.

Lysosome